|
Région de Ghardimaou:
Aperçu historique: Les peintures rupestres
encore visibles , les silex et les obsidiennes
taillés en outils qui ont été trouvés un peu
partout sur les pistes ou dans les oueds
témoignent du passage de l'homme depuis le
néolithique, il y a plus de 10.000 ans dans la
région. Plus tard, il s'établit sur les hauteurs
de la région (El-Feija), El-Ghorra ,Ein-Soltane et
dans les plaines des environs. Il put y profiter
de l’abondance de l'eau, d'un site facilement
défendable au coeur d'une région giboyeuse ainsi
que d'un refuge naturel dans les grottes et les
forêts locales. la région de Ghardimaou
(Eddekhla) est, depuis la plus haute Antiquité,
une importante région du Haut-Tell, du Nord-Ouest
tunisien et d'une bonne partie de l'Est algérien,
dont elle constituait, pendant la guerre de
libération de l’Algerie, le refuge, le plus
important d'Algériens réfugiés résidant en
Tunisie:des Moujehidines et leurs chefs :C’est que
leur quartier général y se trouve (dans la ville
de Ghardimaou) : (en janvier 1960 le commandement
militaire est unifié et confié au colonel
Boumediene, qui forge alors une armée régulière,
bien équipée et entraînée.
Durant les deux
derniers siècles avant notre ère, les Numides
créèrent, en Afrique du Nord, un État puissant à
la civilisation originale. C’est là un fait
exceptionnel dans l’histoire de l’Afrique antique
; ce cas mis à part, en effet, les Berbères,
habitants autochtones du pays, virent se succéder
des dominations et des civilisations étrangères :
celles des Phéniciens à Carthage, celles de Rome
et, plus tard, celles des Vandales, des Byzantins
et des Arabes. Le succès du royaume numide fut dû
très largement à l’action du roi Massinissa. Ses
successeurs, malgré leurs efforts, ne purent
toutefois résister à l’impérialisme ...
La cité est très prospère à
l'époque de Massinissa et des romains surtout au
début du V e siècle, une intense vie monastique,
déjà impulsée par Saint-Augustin, s'y développe.
Sous la domination vandale,on ne sait pas grande
chose. On pense que la région a été conquise par
les arabes et islamisée au début du 8e Siècle. La
position stratégique de la région laisse penser
qu'elle a été aussi impliquée dans les conflits
qui émaillent tout le Moyen Age : la résistance
Kharijite en 788, la chute des Emirs aghlabides en
909, la révolte contre les Fatimides en 935, les
guerres civiles en 1015. l'invasion des Béni
Hillal en 1054, le pouvoir almoravide en 1204,
puis le pouvoir ottoman. Au XVΙΙΙ
siècle, la région connaît le nom de OULED ALI, nom
sans doute arabe musulman puis le nom de REGBA
. Pendant la colonisation,à
l'occasion d'une fête scolaire organisée un élève
de l'école franco-arabe(école
Bourguiba,aujourd'hui);le petit Moussa Karim lu la
légende de "Ghardimaou" mot dont l'étymologie
signifie "LA GROTTE DES LARMES ET DU SANG"; ce qui
soutient en force ce que racontent nos vieux :Il
ya eu,dans la région, une grande guerre entre deux
tribus "ARCH"; la légende dit qu'il ya eu beaucoup
de sang coulé et bien sûr des pleurs. Par la suite
tous ceux qui passent par cet endroit
(l'emplacement actuel de la ville de Ghardimaou)
le montre du doigt GAR EDDAM. Avec le temps le mot
est déformé et avec l'arrivée des français ,le
glissement se fût vers GHARDIMAOU.
Actuellement
Ghardimaou est une ville dynamique qui se
développe rapidement et compte plus de 25.000
habitants. Sa prospérité provient essentiellement
des activités agricoles : les grandes cultures
céréalières et, plus récemment
l'arboriculture.
|