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Démarches
d’apprentissage |
Indicateurs correspondant
dans l’enseignement |
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1- Préparation
à
l’apprentissage |
Met les
apprenants dans une situation suscitant leur intérêt. |
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Met en évidence
l’intérêt du nouvel apprentissage ou incite à le faire. |
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Favorise
l’activation des prérequis. |
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2- Analyse des situations |
Accepte les
réactions des élèves concernant l’objet d’apprentissage. |
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Incite à la
clarification des composantes de la situation. |
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Incite à
distinguer dans une situation d’apprentissage les donnés de la tâche
à réaliser. |
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Incite à établir
des liens entre les donnés. |
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Initie à traduire
la situation sous différentes formes. |
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3-
construction des connaissances |
Incite à
l’identification des mots- clés quand la situation le permet. |
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Incite à
concevoir un plan de travail. |
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Favorise la mise
en œuvre d’un plan personnel de réalisation de la tâche. |
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Demande
l’explicitation de la démarche utilisée. |
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Favorise la
discussion des démarches suivies. |
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4-
Structuration |
Incite à établir
des liens entre les idées et les mots clés. |
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Encourage la
schématisation de ces liens. |
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Demande à
distinguer des idées principales des idées secondaires. |
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Encourage
l’organisation des idées. |
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Sollicite la
structuration des idées en vue de faciliter leur mémorisation. |
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5- Intégration |
Demande à
présenter des étapes de la procédure utilisée dans la structuration
des connaissances. |
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Initie à exprimer
les étapes de la démarche utilisée dans la structuration des
connaissances par le biais de moyen approprié. (schémas, tableaux,
courbes…) |
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Entraîne à
réaliser des tâches complexes qui assurent l’intégration de la
nouvelle démarche avec des démarches maîtrisées. |
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6- Gestion des
ressources |
Aide à considérer
les connaissances antérieurs comme ressources à exploiter. |
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Met à la
disposition des apprenants des moyens de référence. |
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Aide à choisir
les ressources pertinentes en vue de réaliser des tâches. |
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Oriente les
apprenants à la recherche de l’information pertinente. |
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Aide les
apprenants à traiter les informations puisées dans de différentes
ressources. |
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7- Transfert des apprentissages |
Initie les élèves
à gérer des situations dans de nouveaux contextes nécessitant
l’exploitation des acquis antérieurs. |
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Propose des
situations de production dans de nouveaux contextes nécessitant
l’exploitation des acquis adéquats. |
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Invite les
apprenants à produire des situations dans des contextes spécifiques se
référant à certains acquis antérieurs. |
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8- Travail coopératif |
Facilite la
circulation de l’information entre les membres d’une même équipe et
entre les différentes équipes lors de la réalisation des activités. |
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Encourage
l’apprenant à assumer le rôle qui lui est assigné dans l’équipe. |
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Organise la
répartition des tâches au sein de l’équipe. |
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Encourage
l’exploitation, la discussion et la régulation des idées au sein des
groupes et dans le groupe- classe. |
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9- La métacognition |
Invite
l’apprenant à présenter sa démarche personnelle, à l’expliquer et à la
justifier. |
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Initie
l’apprenant à réfléchir sur sa démarche personnelle en vue d’y repérer
les dysfonctionnements. |
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Veille à ce que
l’apprenant régule sa démarche quand c’est nécessaire. |
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Développe chez
l’apprenant la capacité à s’autoévaluer. |
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Crée des
occasions permettant la coévaluation. |
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Permet
l’évaluation de l’adéquation des ressources mises en œuvre avec les
tâches réalisées. |
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Initie à
l’analyse des solutions réussies en vue d’identifier leur pertinence. |
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Connaissance des
processus d'apprentissage
- Un acte éducatif
n'est efficace que s'il part du niveau effectif de l'apprenant. À partir
de son vécu, et en modifiant ses façons de faire, l'apprenant trouve des
comportements plus adaptés à la situation laquelle il est confronté. Ça
veut dire qu'il ne sert rien de plaquer un modèle tout prêt si ce n'est
pas l'élève qui le construit à partir de sa propre expérience.
- Si l'apprenant est à
un niveau N, il pourra apprendre au niveau N+1. Au niveau N+2, il sera
en échec.
- Le savoir est social
avant d'être individuel.
- C'est l'élève qui
apprend, ce n'est pas le maître qui apprend à l'élève.
- On n'apprend que si
on a un projet. On n'apprend bien que si on se donne un projet.
- On apprend en étant
actif, impliqué, acteur, en expérimentant. Et naturellement,
expérimenter, ça veut dire faire des erreurs et y remédier.
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Textes de
référence
Dans les années 60 et 70, les sociologues ont montré la
correspondance
statistique entre réussite
scolaire et origine sociale.
Des chercheurs de l'INRP ont mené une enquête visant à mettre en évidence
les différences entre les
bons élèves et les élèves en difficulté
d'apprentissage ou de comportement. Les bons étant ceux qui
satisfont aux
exigences scolaires et y construisent de réelles compétences intellectuelles.
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Bons
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En échec
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Les raisons d'aller
à l' école
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Ils se sont construits des raisons d' être
à l'
école pour ce qu'ils y apprennent ici et maintenant. C'est bien souvent le
goût pour telle ou telle discipline qui guide leur choix pour un avenir
professionnel.
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Ils ne vont l' école que "pour plus
tard", "pour avoir un bon métier". Les savoirs n'ont pas de
sens ou de légitimité propres. Ils ne sont que "ce qu'il faut
savoir" pour s'acquitter des obligations scolaires.
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Attitude devant les apprentissages
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Pour les bons élèves, il faut " écouter la leçon, comprendre et
réfléchir, faire des maths (ou de la grammaire)". Ils font la
distinction entre exercices et objets d'apprentissage. Ils peuvent dire que
"la grammaire, ça sert à mieux comprendre comment on parle".
Interrogés sur ce qu'ils font pour apprendre, leurs réponses attestent
d'une autonomie relative par rapport l'enseignant et aux rituels de la
classe.
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Difficulté à percevoir qu'il existe une cohérence interne des
disciplines scolaires, qui transcende la
succession des exercices ou des leçons. On peut résumer cette attitude en :
"Il faut couter la maîtresse, travailler et
faire les exercices". Tout se passe comme si savoir pouvait n'avoir
aucun rapport avec le fait d'apprendre.
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Apprendre, c'est changer
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Apprendre, c'est devenir différent de ce qu'on était, c'est grandir. Si
ces jeunes s'autorisent à devenir autres que leurs parents, c'est non
seulement qu'ils y sont symboliquement autorisés par ceux-ci, mais qu'en
retour ils reconnaissent la légitimité de cette histoire.
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La motivation
A la suite des travaux Edward Deci et Richard
Ryan, Alain Lieury et son équipe ont élaborer un
modèle permettant d'expliquer (et de prédire ?) le comportement de sujets en
fonction de l'image qu'ils ont d'eux-mêmes et de la situation dans laquelle
ils se trouvent.
Deux types de motivation dont l'une vaut mieux que l'autre : motivation intrinsèque
et motivation extrinsèque.
Tout système de récompense entraine une diminution
de la motivation intrinsèque au profit de la motivation extrinsèque.
Ce chapitre est à rapprocher de ce que disent F. Dolto,
J. Berbaum et
P. Meyrieux
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Motivation intrinsèque
C'est celle qui est liée à l'intérêt qu'on prend à faire une chose pour
elle-même. La conclusion principale est que cette forme de motivation est la
plus favorable aux apprentissages. Une forte motivation dépend de deux
besoins humains fondamentaux, la compétence perçue (estime de soi) et le
sentiment d'auto-détermination. Ceci est résumé
dans un graphique.
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Motivation extrinsèque
C'est celle qui dépend des récompenses à obtenir ou des punitions à
éviter. C'est cette motivation que favorise l'école actuellement par son
système de bons-points, de notation, de
hiérarchisation des matières avec les mathématiques au sommet.
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Les deux axes moteurs et les comportements qu'ils
induisent:
Quand la compétence perçue et le sentiment d'auto-détermination
sont forts, l'individu se trouve en motivation intrinsèque. Dès que l'un des
deux facteurs baisse, il se dirige vers la motivation extrinsèque.
La non-motivation est le produit de
l'incompétence perçue et du sentiment de contrainte. C'est le cas du mauvais
élève : d'une part il se sent nul, d'autre part, il perçoit l'école comme une
pure contrainte.
La compétence perçue, c'est l'image de soi dans une activité.
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